La morale de l'histoire avec sa petite hache
Bientôt une semaine nous séparera, tort irréparable et après...depuis quand le sport pro devrait-il répondre tout soudain à des obligations de moralité absolue, par décret ou on ne sait trop quoi au juste, quand le monde ne l'est pas moral, ne l'a d'ailleurs jamais été, n'est surtout pas en passe de le devenir, quand par surcroit l'esprit français s'entiche à travers son histoire, ancienne ou récente, d'un tas de tricheurs, ici et pour aller vite: tel ministre de la culture et homme de lettres illustre, certes, mais aussi pilleur patenté de temples et d'œuvres d'art, là tel homme d'affaire, oui portée aux nues pour son franc parler rafraichissant pour l'époque, oui mais a
Thoreau.
"Vraiment si quelqu'un pouvait examiner notre ruche depuis un observatoire céleste, il percevrait un surprenant degré de bourdonnement au cours de ces derniers temps. Ici, on martèle et cabosse, on cuit le pain et on brasse la bière, là, on achète et on vend, on fait des transactions monétaires et de beaux discours. Quelle impression recevrait-il d'un tel survol, global et impartial?" Henry David Thoreau encore. Jeune. Très. A peine vingt ans. Futur bachelor of arts. Et voilà cette phrase piochée au gré d'une relecture, puisque ça y est on a enfin perdu le sommeil, extraite de "l'Esprit commercial des temps modernes et son influence sur le caractère politique, moral et littér
Moins sale, moins seul
Ce matin, je ne sais pas, juste l'envie de prendre mon petit Thoreau par les cornes. Henry David Thoreau. Et pas que pour le calembour douteux, toujours inquiétant dès qu'on se met à les enfiler comme des perles, vous savez, les jeux de mots et tout ça, souvent une façon de mal l'écrire, avec les pieds, tout ce tas d'idées dont on sait, on sent ces choses mais toujours la tentation du blog, comme un cirque de village passe, ce tas d'idées qu'on n'arrivera pas de toute façon à remettre dans le bon ordre, mince si ça voulait bien cesser de cafouiller à la direction, ces jours mon cerveau ressemble à un chiffonnier d'Emmaus, et même la relecture de "l'esprit commercial des temps
Ton thé a-t-il calmé ta toux?
Jean Constantin? Non vous êtes trop jeune et ça ne vous dit trop rien. Ne vous parle pas comme ils disaient. Décidément. Des fois, ça ne loupe jamais, vous avez l'art de me décevoir. Se trouverait-il au moins parmi vous, une ou un cinéphile. En ce cas, celle-ci ou celui-là devrait pouvoir jouer les souffleurs et de vous murmurer à la sauvette que, bon ben mes braves gens, Jean Constantin a signé, entre autres et par exemple, quelques musiques de films qui figurent au nombre des morceaux de bravoure de la nouvelle vague. Tiens celle des "Quatre cent coups" de Truffaut. S'il s'en trouvait d'autres pour goûter encore aujourd'hui les chansons de Gréco, de Montand et de Piaf, ceux-c
Péréquation
Mon fils hier soir tente de m'expliquer ce que de la causerie d'avant remâchage commémoratif du 11 novembre il a retenu. " Bon alors voilà Papa. Allemands et Français décident de se faire la guerre. Au début ils sont tristes. Même si bon ils doivent quand même défendre leur pays. De toute façon ils n'ont pas trop le choix. Mais quand même la tristesse ça leur vient parce qu'ils laissent leur femme et tous leurs enfants derrière eux, à l'époque soit disant qu'ils en ont beaucoup des enfants. Pas encore de pilule. Pas encore la télé. En plus il fait plus froid qu'aujourd'hui dans leur maison, ça ressemble un peu à nos maisons de campagne, mais avec le travail. En plus il